Ginette Alzon 27 juillet 1928 – 20 avril 2025

Voici quelques photos de la vie de Ginette. Bien sûr ce panorama est incomplet. Une vie ne se résume pas à quelques clichés, mais ceux-ci étaient importants pour elle. Plus le temps avançait, plus les souvenirs anciens remontaient à sa mémoire.

Ginette est née le 27 juillet 1928, 7 rue du Petit-Pré à Saumur dans le quartier des Ponts.

Son père Gabriel Gaultier était bijoutier à l’usine Balme route de Rouen et Jeanne, sa mère était lingère.
Son frère Jean et sa sœur Marie-Hélène complétèrent la fratrie.

Son enfance fut heureuse avec des parents aimants qui les accompagnaient sur les plages de la Loire toute proche, dans le jardin familial pour aider leur père à jardiner, surtout pour manger les fruits du jardin et cueillir les fleurs. Parfois ils allaient à la « Société » voir jouer leur père et leur grand-père à la boule de fort. Elle allait à l’école de la Visitation et à l’Eglise de la Visitation où elle fit sa communion.

En 1939 la guerre vient chambouler tout ce bonheur. Son père d’abord, parti à la guerre, puis l’exode de la famille avec le grand-père maternel vers La Rochelle, puis le retour une dizaine de jours plus tard rue du Petit-Pré où la maison était encore debout, mais pillée. Le quartier était en ruines. Lors de l’armistice de 1940, son père a repris son travail et est devenu brancardier de la Défense Passive dans son quartier.

C’est durant cette période que Ginette rencontre à l’école de la Visitation Emmy, son amie qui allait devenir « sa vieille copine » comme elles aimaient s’appeler, car depuis cette époque, elles étaient restées en contact étroit, se téléphonant très souvent, jusqu’à il y a quelques jours… 85 ans d’amitié !!

Son père Gabriel décède sous les bombes des alliés le 1er juin 1944 en allant porter secours à des blessés. Leur vie ne fut bien sûr plus la même à partir de ce moment.

Son grand-père maternel prend le relais de son père pour assurer l’autorité familiale.

Ginette, qui s’est toujours définie comme « rebelle » a soif de liberté. A la fin de la guerre, elle travaille aux PTT à Saumur et décide d’aller vivre à Paris où on lui propose un poste de standardiste à l’International.

Elle part à 17 ans et enfin découvre un travail qui la passionne et une liberté qu’elle n’a jamais eue.

Moins d’un an plus tard, sa mère lui demande de revenir à Saumur pour l’aider à s’occuper de son frère et de sa sœur. Ce qu’elle fait.

A son retour, elle entre à la Mairie de Saumur, au Cabinet du Maire. Là elle fait une rencontre qui va changer sa vie : un plâtrier travaille dans un bureau à côté du sien. Il s’appelle Henry Alzon. Elle a 19 ans et il a 17 ans de plus qu’elle.

6 mois plus tard ils se marient en août 1948 et viennent habiter dans la maison familiale Alzon avenue de Cholet, devenue depuis Avenue Commentry. Michel et Françoise viennent rapidement compléter la famille.

Ensuite, lorsque son mari devient artisan, prenant la suite de son père décédé, elle devient sa secrétaire, téléphone, devis, factures etc… jusqu’à la retraite en 1979.

Ils vécurent ensemble une retraite heureuse, philatélie et cinéma pour l’un, patchwork et travaux manuels pour Ginette. Beaucoup de lectures et quelques voyages souvent à Montalivet pour retrouver la famille, pour le bonheur d’être ensemble.

En 2004, Henry décède à l’âge de 93 ans. Ginette commence alors une autre vie. Ses enfants, son petit-fils Yann, son épouse Virginie, puis son arrière-petit-fils Ethan né en 2015 firent sa joie. Sa sœur Marie-Hélène toujours présente pour elle, ses nièces et neveux, ses cousins, toujours proches, sont aussi sa famille de cœur.

En juillet 2021, sa santé se dégradant, elle entre à l’Ehpad de Doué-la-Fontaine. Elle nous a souvent dit y être heureuse, et saluait la gentillesse et la compétence du personnel.

Elle voulait partir à 93 ans, comme son mari, mais la vie en a voulu autrement…… pour le plus grand bonheur de tous ceux qui l’aimaient..

[Françoise 22/04/2025]

QUI EST QUI ???

Un enterrement, évidemment, c’est toujours un moment bien triste …
Mais pas que …
Et pourquoi donc ? Parce que c’est l’occasion de re-trouvailles avec des gens, censés être « de la famille », que l’on connait et/ou que l’on reconnait, ou pas… et quelquefois, avec des gens qu’on ne connait pas du tout … Et c’est l’occasion de jouer au jeu du « Qui est qui ? »
C’est ainsi que je me retrouve dans le couloir, chez Françoise et Jean-Pierre, à côté d’une jeune femme. Et cela donne ça :
« – Qui êtes-vous par rapport à Ginette ?
            – Je suis la fille d’Alain
            – Alain ?
            – Le fils de Jean Gaultier.
            – Ah oui ! le petit-fils de Tante Jeanne.
           – Et vous ?
           – Je suis le fils de Georges, le frère de Tante Jeanne.
           – Tante Jeanne … mais c’est mon arrière-grand-mère ?
           – Alors on est quoi l’un par rapport à l’autre ? » (*)
Et c’est quelquefois bien compliqué de s’y retrouver en effet …
Surtout quand les générations s’entremêlent. En effet, Georges, mon père, est né en 1919, et Ginette en 1928. Mais bien que neuf ans seulement les séparent, ils appartiennent à deux générations différentes, et Georges (frère de sa mère, Jeanne) est l’oncle, et non le cousin, de Ginette …
Il faut donc remonter dans le temps, et c’est là que la généalogie est précieuse pour s’y retrouver …
Le travail remarquablement clair que nous présente ici Françoise, grâce à trois petits arbres généalogiques, permet de relier les vingt-trois personnes présentes chez elle, à l’occasion de l’enterrement de sa mère Ginette, à deux ancêtres communs : Eugène Auguste Beaussier (1874-1954) et Marie Basset (1881-1926), épousés le 4 février 1900 à Saint Georges du Bois, parents de Paul, Jeanne, Madeleine et Georges.
Alors, à vous de jouer maintenant pour savoir qui est qui … [Jean-Paul Beaussier]

(*) La réponse est : Jean-Paul est un cousin germain du grand-père parternel (Jean Gaultier) de Delphine

Ici vous ne trouverez que ceux qui se sont retrouvés à l’issue de la cérémonie ce 28 avril 2025 (nous étions 23).    Faute de place nous n’avons pu mettre toute la famille et donc évidemment « il en manque ! » A quelques exceptions près, nous sommes tous issus de 3 mariages ayant eu lieu en 1927, 1940 et 1943. 

Vous aurez beaucoup plus de détails, en allant sur notre site Webtrees : beaussier basset genealogie – webtrees ou en continuant sur ce (magnifique) site : 500 ANS EN ANJOU

3 enfants sont nés de cette union : Ginette en 1928, Jean en 1931 et Marie-Hélène en 1942

Compte-tenu de la différence d’âge entre Jeanne et Georges Beaussier (17 ans), les enfants de Georges sont les cousins germains de Ginette.

MARCELINE ASTRIé

Nos amies Marceline et Chantal étaient avec nous

MERCI

A ceux qui sont venus mais n’ont pu assister au repas, et à tous ceux qui n’ont pu venir en raison de l’éloignement, la maladie, le travail, mais se sont unis à nous pendant toute cette journée. 

Pour vos fleurs, c’était magnifique et plein d’émotion pour nous.

A Rose d’avoir fait une « vidéo interview » de sa Tatie en 2023 . On en reparlera, c’est encore difficile de la regarder maintenant, c’est trop tôt. Maman y raconte sa jeunesse, sa vie, ses parents, sa famille, ses amis…

A Marceline d’avoir pris soin de Sylviane tout au long de cette journée.

A Carole, Nathalie, Sophie, Virginie pour nous avoir aidés à assurer l’intendance !

LE FIL ROUGE

Il est tout petit, tout simple, tout rouge. 

Mais pourtant il a été essentiel pour Maman durant ces quatre dernières années, loin de sa maison. C’était son lien précieux avec vous tous. Chaque appel la rendait heureuse : vous entendre, recevoir de vos nouvelles, sentir que vous étiez là, proches, malgré la distance. Savoir qu’elle pouvait aussi vous appeler, quand elle le souhaitait, c’était pour elle une forme de liberté. Ce petit téléphone rouge ne la quittait jamais vraiment. Il était son lien. Et grâce à vous, ce fil n’a jamais été rompu. Merci à vous tous, du fond du coeur, d’avoir maintenu ce lien vivant.

[Fam 08/06/2025]

Si vous souhaitez partager une anecdote, un souvenir…. c’est juste là en dessous H

4 réflexions sur “Ginette Alzon 27 juillet 1928 – 20 avril 2025”

  • de FOURNAS Catherine

    Lecture formidable, bien documentée et très émouvante. Merci pour tous ces détails et surtout ce travail généalogique. J’en redemande. Bravo, bravo a tous les deux !

  • ALAIN GAULTIER

    Bravo et merci beaucoup pour ce travail de mémoire sur Ginette. Qui ne s’est pas entendu demandé par ses enfants, ses cousins : « Mais untel, c’est qui pour toi ?  » et « untel l’as-tu connu ? « . Personnellement, je suis très content de mettre un peu d’ordre dans l’histoire familiale proche ou un peu plus éloignée.
    Merci également à tous ceux qui ont permis ce moment de retrouvailles après la cérémonie.

  • Rian Chantal

    Un magnifique travail de mémoire, des souvenirs des photos ! Un superbe hommage à Ginette ( si je peux me permettre d’appeler Mme Alzon par son prénom).
    tout un fil de vie se déploie sous mes yeux!! Superbe hommage plein d’émotion , de tendresse.
    Merci de l’avoir partagé aussi avec moi
    Tant d’amour partagé…

  • CATHELINEAU Carole

    Un grand bravo à vous deux pour ce travail formidable de mémoire.
    Émouvant, riche et beau, cet hommage à Tatie (oui ça a toujours été et restera Tatie pour moi) nous rapproche tous.
    Il met aussi de l’ordre et crée du lien entre tous ces noms connus pourtant, sans véritablement savoir les situer les uns par rapport aux autres.
    Tatie a su nous rassembler et nous offrir ce moment de découverte et de partage.
    C’est le plus bel hommage que nous pouvions lui faire.
    Encore bravo à tous les deux.

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