Homonymes …
Homonymes de Beaussier
… où l’on pourra trouver quelques porteurs du nom Beaussier, plus ou moins connus ou illustres …
Emile Beaussier (1874-1943)
(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Beaussier)
Émile Marius Beaussier est un peintre français, né le 31 décembre 1874 à Avignon (Vaucluse) et mort le 18 octobre 1943 à Lyon (Rhône). Il s’est particulièrement illustré dans la peinture de marines et de paysages ensoleillés.
Biographie.
Émile, Marius, Beaussier est élève à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon de 1889 à 1894, puis à Paris à l’Académie Julian où il suit les cours du grand peintre Jean-Paul Laurens.
Il est professeur de dessin à Lyon au petit collège de novembre 1906 à février 1922, membre de la Société Lyonnaise des Beaux-arts dont il est le président (1937-1939) et membre de la Société des artistes français. Il présente de nombreuses œuvres au Salon de Lyon à partir de 1892 et expose à Paris à partir de 1925. Il peint des villages ensoleillés de bord de mer, du sud de la France, de l’Italie et de l’Espagne. Il est également l’auteur d’affiches, de dessins, d’aquarelles et de portraits aux trois crayons.
Peintre voyageur, il laisse derrière lui une production importante d’œuvres exécutées dans le pou
rtour méditerranéen. Ccomme son confrère Félix Ziem, Émile Beaussier peint souvent à Martigues, le petit port de pêche surnommé la Venise provençale lui inspire de nombreux tableaux.
L’homme de lettres Jean-José Frappa a écrit sur Émile Beaussier : « Tous les reflets, toutes les transparences, toutes les vibrations des couleurs se trouvent sur la palette du peintre des heures ensoleillées qu’est Émile Beaussier. Verts-émeraude des courants sous-marins, blancs laiteux des vagues, corail des rochers, bleus ardents et lourds de la Méditerranée endormie sous un ciel de feu, jeux du soleil qui s’accroche aux aspérités des vieilles pierres, éveils rosés des aurores, flamboiements des jours méridionaux, incendies des couchants, il a tout fixé sur ses toiles. Nul ne sait mieux que lui saisir l’ombre fugitive d’un nuage, la tache dansante d’un rayon qui passe entre des feuilles, le clapotis coloré de l’eau. C’est un aimable poète. »
Joseph BEAUSSIER (1826-1900)
Joseph Beaussier est un homme politique français né le 24 janvier 1826 à Joyeuse (Ardèche) et décédé le 9 décembre 1900 à Joyeuse.
Il est député de l’Ardèche de 1888 à 1889 et siège à gauche.
Sources
- « Joseph Beaussier », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891.
- « Joseph Beaussier », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960.
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Beaussier
François Louis Marcelin BEAUSSIER (1821-1873)
Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Marcelin_Beaussier
Né le 23 Avril 1821 et décédé le 3 Février 1873, François Louis Marcelin Beaussier est un militaire et orientaliste français du XIXème siècle.
Il naît à Paris d’une famille originaire de Marseille, qui donna, au 18ème siècle plusieurs consuls et dirigeants de centres commerciaux en Afrique du Nord, il étudia la langue arabe en Tunisie.
En 1844, il embrassa la carrière militaire en Algérie où il se distingua par sa rapidité à s’élever jusqu’aux plus hauts grades : interprète auxiliaire le 31 mars 1844, interprète titulaire de 3ème classe le 13 mars 1845, interprète titulaire de 2ème classe le 30 d
écembre 1846, interprète titulaire de 1ère classe le 6 février 1850, interprète principal le 10 décembre 1854.
Il sut allier ses obligations militaires à sa passion pour les études. Il participa aux expéditions en Kabylie et au Sahara, recevant trois citations pour son courage par le Général de Saint-Arnaud. Il se distingua ensuite particulièrement en 1859, pendant la campagne aux frontières du Maroc, où les troupes furent atteintes par le choléra.
Précocement épuisé sur le plan physique par les rudes efforts de sa vie militaire, il se recentra dans les dernières années de sa vie, tout en restant un interprète actif, sur ses activités scientifiques, particulièrement par sa participation active à la vie de la « Société Historique Algérienne », dont il fut membre.
Mais le travail auquel son nom reste associé est le premier grand dictionnaire de l’arabe parlé, le « Dictionnaire pratique arabe-français », qui fut publié en 1871, deux ans avant sa mort, et souvent réimprimé, la dernière fois en 2007. Il reste encore un ouvrage de référence essentiel pour la compréhension du vocabulaire arabe moderne, spécialement dans les régions de l’Afrique du Nord.
Il fut nommé chevalier puis officier de la Légion d’Honneur, et récipiendaire de l’Ordre de Gloire de Tunisie.
Louis-Joseph BEAUSSIER de LISLE (1701-1765)
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Joseph_de_Beaussier_de_l%27Isle
La famille de Beaussier
Louis-Joseph Beaussier de Lisle appartient à la famille de Beaussier, originaire de Provence, rattachée selon certains auteurs et sans preuves à une famille de Beaussier que l’on trouve au XIIIe siècle. La filiation prouvée remonte à 1560 pour une branche éteinte d’abord condamnée pour usurpation de noblesse puis maintenue noble en 1700 et 1706, et à 1617 pour la branche de Châteauvert, anoblie en 1760 selon l’édit de 1750 sur la nobles
se militaire (3 générations successives de chevaliers de Saint-Louis). Il est le deuxième fils de Louis Beaussier, capitaine de port, et de Claire Portanier. Son frère ainé, André Beaussier de Châteauvert servira comme lui dans la Marine et sera fait chef d’escadre.
Ses débuts …
Il commença à naviguer en 1716, à l’âge de quatorze ans, sur divers navires marchands en mer du Levant et en Suède. Il entre dans la Marine royale en 1724 comme « jeune pilote » à bord du navire « Le Solide » pour un voyage à Constantinople. Il se trouve au bombardement de Tripoli en 1728. Après avoir croisé au large de l’Afrique du Nord et au Levant, il est nommé enseigne de port à Brest le 1er janvier 1732. Il participe à des campagnes dans les eaux européennes, puis il est promu lieutenant de port le 1er mars 1739.
En Acadie.
Durant la guerre de succession d’Autriche, commandant de frégate en 1744, il reçoit le commandement de la flûte « Le Chameau » en 1744–1745, à bord de laquelle il effectue une campagne en Louisiane et à Saint-Domingue. En septembre 1746, on lui confie le commandement de la frégate « La Subtile », avec mission d’escorter des convois sur les côtes de Bretagne et d’aller à la rencontre des débris de l’escadre du duc d’Anville revenant de l’Acadie. Le 29 novembre, il rencontra au large de Port-Louis, deux escadres anglaises, parvient à échapper à l’une mais il est pris le 30 après une belle défense contre un vaisseau et une frégate. Il est de retour à Brest en janvier 1747. Nommé capitaine de vaisseau et capitaine de port le 1er janvier 1749, il est décoré de la croix de Saint-Louis le 30 mai 1750.
Avec de Montcalm à Québec
Pendant le guerre de Sept Ans, il reçoit en 1755 le commandement du vaisseau « Le Défenseur » dans l’escadre de l’amiral du Bois de La Motte pour ravitailler la Nouvelle-France. En 1756, il est désigné pour le commandement de l’escadre de six bâtiments qui transporte à Québec le marquis de Montcalm, ses officiers et ses 1 500 hommes de troupes. Le 14 mars, commandant « Le Héros » et « La Sirène », ainsi que quatre bâtiments de transports, il part de Brest, ayant à bord des sommes considérables en numéraire, expédiées pour que les troupes n’aient point à souffrir de la dépréciation du papier monnaie au Canada. Le 17 avril 1756, « L’Aquilon » de 40 canons et « La Fidèle « (24) mettent hors de combat, à la hauteur de Rochefort, un vaisseau anglais de 56 canons et une frégate de 30 canons. Le commandant accomplit le trajet sans encombre et jette l’ancre en rade de Québec au mois de mai.
Succès contre les Anglais au siège de Louisbourg …
Il réussit, malgré l’escadre anglaise commandée par Charles Holmes qui tentait de lui barrer le passage, à entrer à Louisbourg, sur l’île Royale, le 26 juillet. Le capitaine Beaussier dépose à Louisbourg les sommes d’argent qu’on lui avait confié et en repart le lendemain. Son vaisseau « Le Héros », qui devançait deux autres bâtiments de l’escorte, est attaqué par deux vaisseaux anglais, le HMS « Grafton » et le HMS « Nottingham », accompagnés de deux frégates. Seul il tient tête avec tant de vigueur que, au bout de six heures de combat, les assaillants se retirent impuissants après avoir été très endommagés. Rentré de force à Louisbourg, il compte 48 hommes tués et 48 blessés : il est lui-même blessé à la jambe. Le 13 août, il remet à la voile, aborde à Port-Louis, le 6 septembre, avec huit prises en mer et 400 prisonniers et regagne Brest fin-septembre en trompant encore une fois la vigilance des Anglais. Le second du bâtiment, le comte de Guichen, écrit à Machault, ministre de la Marine : « ce combat fit un honneur infini à M. Beaussier ». En récompense de ses exploits, le roi lui accorde une pension de 1 000 livres.
… et échecs …
En 1757, il croise d’abord dans la Manche. Ses succès incitent le ministre à lui confier une nouvelle mission à destination de Louisbourg à la fin de 1757, mais la maladie l’en empêche et on lui substitue un autre officier supérieur. Toutefois au mois de mars 1758, la situation de cette ville étant devenue très critique, et la santé de Beaussier s’étant suffisamment rétabli, la section de la flotte qu’il commandait est désignée pour voler au secours de la place contre toute attaque des escadres britanniques. Des vents contraires retardent son départ de Brest jusqu’au 10 avril. Quand il peut mettre à la voile, il embarque sur ses quatre vaisseaux, accompagnés d’une frégate, un bataillon de troupes mercenaires, le contingent suisse, qui dans la suite est cause de quelques ennuis. Après une traversée de quatorze jours seulement, « il atteignit sa destination, ayant échappé à la flotte anglaise qui lui barrait la route. Mais il ne tarda point à se voir embouteiller dans le port par les Anglais. Se rendant aussitôt compte que la situation était désespérée, M. Beaussier et les autres officiers de marine proposèrent, vers le 8 juin, que la flotte tentât de sortir, alors que la chose leur semblait encore possible. Le Conseil de Louisbourg leur refusa son assentiment. Le résultat fut que les vaisseaux furent incendiés ou pris, et les officiers furent faits prisonniers avec la garnison. »
Il participe avec Augustin de Drucourt et Jean-Antoine de Charry des Gouttes à la défense de la place lors de laquelle il perd les cinq vaisseaux de sa division. Beaussier est fait prisonnier avec toute la garnison le 27 juillet 1758.
Derniers exploits.
Remis en liberté en 1762, il reçoit le commandement du port de Brest. Il dresse, sur ordre de M. de Roquefeuil, un plan de la rivière de Châteaulin, et démontre la possibilité d’établir une réserve de vaisseaux à Landévennec, ce qui sera fait par la suite. Bientôt le ministre de la Marine le nomme comme second au comte d’Estaing dans le projet expédition pour la conquête du Brésil, la plus importante colonie que le Portugal, allié de l’Angleterre, possédait en Amérique. Il doit pour cela embarquer sur le « Royal Louis », suivi par huit vaisseaux de ligne et dix transports de troupes. Dans ses instructions le ministre demandait que Rio de Janeiro soit attaqué à tout hasard, que les risques les plus grands soient courus, sans s’occuper des conséquences, pourvu que les pertes que l’on infligerait à l’ennemi soient équivalentes à celles des Français, le principal but de l’expédition était de rendre à la nation sa confiance dans la Marine royale. Cependant, la signature des préliminaires de la paix fait annuler cette opération.
En avril 1763, toujours sur le « Royal Louis », il reçoit la mission de reprendre possession de la Martinique, de la Guadeloupe, et de Sainte-Lucie, rendues à la France par le traité de paix de Paris. Beaussier est aussi nommé commandant aux Iles-sous-le-Vent et à Saint-Domingue. Le 1er octobre 1764, le duc de Choiseul le promeut au grade de chef d’escadre en reconnaissance de ses services, mais il meurt peu après, le 4 juin 1765.