nom BASSET ETYMOLOGIES

Etymologies du nom Basset

 … c’est connaître l’origine de notre nom … (ou ses origines le cas échéant)

Selon Généanet, « Le plus souvent, surnom donné à un homme de petite taille, aux jambes courtes. On rencontre le nom dans diverses régions, mais c’est en Bretagne (Côtes-d’Armor) qu’il est le plus fréquent, ainsi que dans le Forez. Dans cette dernière région, il s’agit plutôt d’un toponyme, avec le sens de mare, petit cours d’eau. A noter, entre autres, la commune de Bas-en-Basset, en Haute Loire. »

On trouve aussi souvent des BASSET, ou BASSETT, en Angleterre, d’origine normande, vers le XI – XIIème siècles …

L’étymologie de la commune de Bas-en-Basset nous permet de remonter encore plus dans le temps : d’origine gallo-romaine, cette ville tire son origine du nom de « Territorium Bassence », propriété d’un consul romain nommé Bassus.

Le Dictionnaire Gaffiot donne deux sens au mot latin « bassus » : soit celui d’un adjectif : « qui a de l’embonpoint », soit avec un B majuscule, celui d’un surnom romain. On trouve en effet de nombreux Bassus dans l’histoire de la Rome antique : préfets, consuls, général ou poète ; sans oublier trois saints chrétiens, martyrs … (ce qui explique pourquoi Basset est aussi un prénom, fêté le 5 Décembre.)

Le Dictionnaire Etymologique indo-européen (page 96) donne au « bassus » latin la racine « bed-« , avec les sens de gras, gros, plantureux, mais aussi solide, fertile …

Dans le Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500) – ATILF – CNRS & Nancy-Université (http://www.atilf.fr/dmf), on peut lire que Basset signifie aussi « tout bas ».

De Bassus à Basset, on conjugue le volume à la taille, passant de l’obèse romain à celui qui a les jambes courtes avec de fortes cuisses.

En vénerie, il semble que le mot « Basset » pour désigner une race de chiens (le basset fauve de Bretagne) ait été utilisé pour la première fois par Jacques du Fouilloux en 1561, soit beaucoup plus tardivement …

Nous avons trouvé intéressant de lire cet article de Marie-Odile Mergnac : « La taille dans les noms », publié le 9 janvier 2016 dans le journal « La Nouvelle République.

Elle écrit :  » Petit est le quatrième nom de famille de France par la fréquence, Legrand le 38 e. La taille de l’ancêtre initial de la famille se devine donc parfois à travers le nom transmis.
De petite taille. La petitesse a davantage marqué puisque les Petit (115.000 personnes à l’heure actuelle) sont plus nombreux que les Legrand (60.000) et que les variantes du surnom sont innombrables : Botreau ou Basset dans le Centre, Bassat en Béarn, Courtin ou Bassez dans la moitié nord du pays, Lepetit en Normandie, Mie en Poitou, Petetin dans le Jura, Petiteau en Anjou, Courtinat ou Petitet en Auvergne, Klein et Bass en Alsace, Lecorre en Bretagne, Basse et Bassette en région parisienne, etc.
De grande taille… En dehors des Legrand, les Tourangeaux pensent spontanément à Grandet, comme l’héroïne Eugénie Grandet du roman de Balzac. Mais Grandet vient plutôt de la Marche et du Limousin. Il existe aussi des Grandel et Grandou dans le Sud-Ouest, des Grandin en Maine et Normandie, des Grandon dans le Poitou, des Grandi et des Long en Provence, des Lelong dans le quart nord-ouest du pays, des Lang en Alsace…
…Ou carrément géant. Si la taille semble démesurée, l’homme est surnommé Géant, Géan, Geanty, Géandel, Guéant, Gigant (la même racine que gigantesque), Gigandet… Ces surnoms ont été attribués il y a 800 ans et les générations qui ont suivi ont pu grandir ou rapetisser au gré des mariages et des naissances. Celui qui se nomme aujourd’hui Petit peut faire deux mètres et celui qui est Legrand pour l’état civil peut être de toute petite taille : les hasards des filiations successives.«