nom BASSET TOPONYMIES
Toponymies du nom Basset
… quelques noms de lieux portant le nom Basset en France et ailleurs, ayant probablement la même étymologie …
EN FRANCE
Ouilly-le-Basset (Calvados) est un village et une ancienne commune française, intégrée dans la commune de Pont-d’Ouilly.
Bas-en-Basset (Haute-Loire) est une commune française en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le nom Bas trouverait son origine dans la présence d’un consul romain nommé Caius Bassus, propriétaire de biens dans le Territorium Bassence. Le Bas-en-Basset gallo-romain, dans la plaine, parait avoir été important : traversé par une route, on y a retrouvé des colonnes ; une stèle funéraire ; des monnaies ; des objets divers originaires de la région ou de Gaule ; et certains autres qui ornaient habituellement les temples romains.
Bassan (Hérault) tire son nom du romain Bassus. Ce dernier était propriétaire d’une « villa » située à proximité du cœur actuel du village. Le nom variera en Baxano au XIIème siècle, Bassanimum au XIIIème siècle, Bassanium au XIVème. C’est seulement au XVème siècle qu’on écrira Bassan.
Fontaine-les-Bassets (Orne) est une commune française, située en région Normandie, peuplée de 104 habitants.
Le nom de la localité est attesté sous la forme Fontaine en 1793.
En toponymie, fontaine a souvent le sens de « source » issu du latin fons.
Le déterminant fait référence à la « famille Basset », dite de la Roque, établie en Angleterre et en Normandie, qui a fondé une lignée de nobles anglo-normands.
En SUISSE
( Source : « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs »
Source http://henrysuter.ch/glossaires/topoB0.html)
Baisse, Bas, Base, Basse, Bassés,
Basset, Bassière, Bassire, Basso
- Endroit d´une crête ou d´une région moins élevée que les environs, col, endroit se trouvant en-dessous d´un lieu de référence, partie basse d´un territoire, ancien français baisset, basset, diminutif de « bas », baisse, besse, « lieu bas, vallée, chemin creux », baissiere, bassiere, bessiere, « lieu bas, vallée, et spécialement lieu bas et marécageux, plein de broussailles », du bas latin bassus, « bas, court ».
Col de la Baisse, 1763m, par redondance, et Crêt de la Baisse, lieu-dit (Le Châtel, Maurienne, Savoie) ;
Bas de Ballavaux, 2510m, Bas des Cavales, 2647m, points bas à la frontière avec la Haute-Savoie (Finhaut et Salvan, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Col de Base, 1857m (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Le Basse, col sous le Grand Chavalard, 2596m (Fully, district de Martigny, Valais) ;
Col de la Basse, 1636m, à la frontière franco-suisse (Vionnaz, district de Monthey, Valais).
Avec le suffixe diminutif -et :
Basset de la Cretta, col, 2869m (Evolène, district d´Hérens, Valais).
Forme patoises :
Le Basso d´Alou, col, 2337m (Nendaz, district de Conthey, et Isérables, district de Martigny, Valais).
- En plaine, lieu situé en-dessous d´un lieu pris comme référence, antonyme de Haut.
Le Bas, hameau (Châtonnaye, district de la Glâne, Fribourg) ;
Au Bas, lieu-dit (Domdidier, district de la Broye, Fribourg) ;
Gîte à Bas, maison isolée (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Les Bas, lieu-dit (Yvorne, district d´Aigle, Vaud). - Dépression, creux, mare, petit cours d´eau, gaulois *bac, « creux, cavité, bassin ».
Les Bassés, hameau (Courroux, district de Delémont, Jura).
Avec le suffixe diminutif -et :
Le Basset, les Basset en 1307, maison isolée (Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Clos Basset, lieu-dit (Treycovagnes, district d´Yverdon, Vaud) ;
Les Bassets, anciennement Basset dessous et Basset dessus, hameau (Montreux, district de Vevey, Vaud).
Avec les suffixes -ière, -ire :
Chemin de la Bassière (Anières, Genève) ;
La Bassière des Vignoles, lieu-dit (Payerne, Vaud) ;
La Bassire, lieu-dit (Rovray, district d´Yverdon, Vaud) ;
La Bassire, faubourg, nommé La Bassuire par Bossard (Vich, district de Nyon, Vaud).
Au CANADA
Source : Commission de toponymie du Québec (https://toponymie.gouv.qc.ca/ct/accueil.aspx)
Des lacs Basset …
Basset Lake | 107-3,4-W6 | Alberta | Lac | Officiel |
Basset Point | Nunavut | Pointe | Officiel | |
Lac du Basset | Lac-Pythonga; La Vallée-de-la-Gatineau | Québec | Lac | Officiel |
Lac du Basset | Mandeville; D’Autray | Québec | Lac | Officiel |
Lac Basset | Lac-Bazinet; Antoine-Labelle | Québec | Lac | Officiel |
Lac Basset | Lac-Ashuapmushuan; Le Domaine-du-Roy | Québec | Lac | Officiel |
Lac du Basset | Senneterre; La Vallée-de-l’Or | Québec | Lac | Officiel |
Québec | Canton | Officiel |
LAC BASSET : Origine et signification. Ce lac, d’une longueur approximative de 2,5 km, se situe dans le territoire non organisé du Lac-Bazinet, à 150 km à l’ouest de la ville de La Tuque. Son nom rappelle Vincent Basset du Tartre. Ce dernier fut le chirurgien-major dans le régiment de Carignan-Salières, qui débarqua à Québec le 17 août 1665 avec 1200 hommes dans vingt-quatre compagnies de soldats. Il avait sous ses ordres 24 chirurgiens. Le régiment était dirigé par le nouveau gouverneur général, Daniel de Rémy de Courcelle, et le lieutenant général, Alexandre de Prouville de Tracy. En 1666, Basset accompagna Daniel de Rémy dans une campagne militaire contre les Iroquois regroupés en Cinq-Nations. Le régiment fut déchu en 1668 et ses membres furent encouragés à s’établir dans la colonie. Parmi les quelque 450 soldats qui demeureront au Canada, les chirurgiens furent une importante contribution à la Nouvelle France. Vincent Basset du Tartre quitta le Canada pour la France et sa trace se perd après ce retour dans son pays natal.
(Sources
NADEAU, Gabriel. « Basset du Tartre, Vincent », [En ligne], dans Dictionnaire biographique du Canada, 2003. [www.biographi.ca/fr/bio.php?id_nbr=45])
Un Canton Basset …
Origine et signification. Le nom de ce canton, dont la pointe nord-est frôle la frontière Québec-Labrador, rappelle le souvenir de Bénigne Basset dit Des Lauriers (Paris, France, 1628 ‑Montréal, 1699), notaire royal et arpenteur de Montréal. On lui doit outre ses 2 525 actes, un plan des premières rues de cette ville dressé en 1672. Il est venu en Nouvelle-France probablement en 1657. Plusieurs grands lacs occupent ce terrain dont le relief culmine à 762 m d’altitude : entre autres, les lacs Jonquet, Carheil, Cladonie et De La Rue. Proclamation : 1965.
(Sources : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Basset, Bénigne, fiche no 240214, Fichier origine, Fédération québécoise des sociétés de généalogie, en partenariat avec la Fédération française de généalogie.)
Des rues Basset …
à LONGUEUIL.
Origine et signification : En 1681, Bénigne Basset dit Deslauriers est notaire seigneurial à Villemarie. Il demeure dans une maison vraisemblablement en bois rue Saint-Joseph (Saint-Sulpice), au sud de la nouvelle église paroissiale, avec son épouse, Jeanne de Vauvilliers, et leurs enfants. Il possède deux autres emplacements dans la ville, rue Saint-Paul, et une concession de terre au pied du mont Royal dont 20 arpents sont en culture.
Né vers 1629 à Paris, Bénigne Basset était le fils de Jean Basset, joueur de luth des pages de la Chambre du Roi, et de Catherine Gaudreau. Il arriva probablement à Montréal en 1657, au même moment que les premiers sulpiciens, avec Paul de Chomedey de Maisonneuve et Monsieur d’Ailleboust. Ces derniers soutinrent d’ailleurs sa nomination aux postes de notaire, de greffier et d’arpenteur de la nouvelle juridiction royale de Montréal. Basset épousa le 24 novembre 1659 Jeanne de Vauvilliers, une Parisienne arrivée dans la colonie l’année précédente. Il fut aussi à la même époque nommé secrétaire de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame. Éduqué et possédant une élégante calligraphie, Basset fut longtemps le seul notaire de Montréal. Son imposant greffe comptant plus de 2 500 actes représente une source incontournable pour comprendre un peu mieux les débuts de cette ville coloniale. En dépit de sa renommée, Basset perdit pour un temps, en 1677, ses postes de greffier et de notaire pour négligence dans l’exercice de ses fonctions. Étant aussi arpenteur, Basset traça notamment le plan des premières rues de Montréal en 1672 à la demande de Dollier de Casson, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice, et agit également en tant qu’expert dans des causes judiciaires. De 1686 à 1690, il sera nommé greffier du subdélégué de l’intendant. À partir de 1693, il deviendra notaire. Père de huit enfants, dont un seul mourra en bas âge, Basset s’éteindra le 4 août 1699, quelques jours après le décès de son épouse.
(Sources. Le patrimoine toponymique de la ville de Longueuil, 1991.
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Basset, Bénigne, fiche no 240214, Fichier origine, Fédération québécoise des sociétés de généalogie, en partenariat avec la Fédération française de généalogie.)
à MONTREAL
Origine et signification. Le patronyme Basset évoque une des premières familles établies Montréal. Parmi ses représentants, on doit mentionner Bénigne Basset (Paris, France, 1628 – Montréal, 1699), notaire royal et arpenteur. Il trace avec Dollier de Casson, le plan des premières rues de Montréal. Sa tandis fille Marie-Angélique (1666-1722) est religieuse hospitalière de Saint-Joseph. Huit ans après le décès de cette dernière, ses frères, Gabriel (1670-1732) et Benoît (1662-1737), demeurés célibataires, donnent tous leurs biens à cette communauté religieuse. C’est sur une partie de la terre dite La Providence, léguée par les Basset, que les Hospitalières font construire leur nouvel Hôtel-Dieu, en 1865. Lorsqu’elles cèdent à la Ville cette voie de communication située à proximité de l’hôpital, les religieuses la dénomment en souvenir de leurs bienfaiteurs. Date de désignation : vers 1898.
(Sources. Les rues de Montréal : répertoire historique, 1995.
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Basset, Bénigne, fiche no 240214, Fichier origine, Fédération québécoise des sociétés de généalogie, en partenariat avec la Fédération française de généalogie.)
à QUEBEC
Origine et signification : L’ouverture de cette rue a été promulguée le 18 octobre 1978. Elle a été nommée pour rappeler la mémoire de Bénigne Basset (Paris, France, 1628 ‑ Montréal, 1699), notaire royal, greffier et arpenteur à Montréal. Il est l’auteur du plan des premières rues de Montréal en 1672. La rue Basset a été intégrée à l’avenue Nantel en 1986.